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ANECDOTES ET INFORMATIONS AVRONNAISES

 

Beaucoup d’amis avronnais après la lecture des 2 livres évoquant l’un l’histoire du Plateau d’Avron , l’autre invitant à une ballade sur le Plateau d’Avron d’il y a 100ans à l’aide de cartes postales anciennes , se sont manifestés pour nous faire part de souvenirs et d’ anecdotes avronnaises ou à nous confier des documents d’archives intéressants .

Afin que tout le monde en profite , nous serons amenés régulièrement dans cette rubrique à publier ce qui nous sera communiqué . N’hésitez pas à nous écrire vos souvenirs ou vos anecdotes sur notre Email , à nous les adresser par courrier ou à nous les téléphoner. On les reprendra dans cette page en les ajoutant au fur et mesure dans cette rubrique …..

Parmi ces informations et ses anecdotes locales qui nous sont parvenues et que nous en avons retenues , vous trouverez successivement ci après :(cliquez sur celle qui vous interresse)

-> le célèbre Humoriste Pierre DAC , parrain de l’Association La Fauvette d’Avron


-> Aout / Septembre 1944 : Souvenirs d’enfants du quartier


-> 21 Aout 1944 : une fusillade au Plateau d’Avron


-> Drame au Plateau d’Avron : 2 Morts


-> Un avronnais célèbre spationaute français : Jean Pierre Haigneré


->Le célèbre champion cycliste Jean ROBIC, au PLATEAU d’AVRON


->Un avronnais sur TF1


->Un poëte avronnais : Serge CAMMAN honorant le coiffeur SAVIGNAC


-> L’école du Cirque du Plateau d’AVRON


-> Hommage à Bernard et à Paule HAUDUROY


-> Devoir de mémoire : 134ème commémoration de la « bataille » du Plateau d’AVRON


-> Des avronnais sportifs Amateurs


-> Une maison à meurtrières dernières traces de la guerre de 1870 sur le Plateau
d’Avron


-> Un illustrateur avronnais réputé :Mr Pérette


-> Nicole GUIEPE abusée par Guillaume ….


->Deux ex-bagnards au Plateau d’Avron


->Une poésie de Janvier 1871 du poëte Gindre de Mancy sur le Plateau d’Avron

-> le célèbre Humoriste Pierre DAC , parrain de l’Association La Fauvette d’Avron

->Une célébrité Avronnaise Jacqueline Plessis-Bernadac

->un avion sur la pelouse du Plateau d'Avron

->alerte à la polio à Neuilly Plaisance

->un Avronnais communique avec l'espace

->SECESSION AU PLATEAU D’AVRON !

-> ADIEU MONSIEUR L'INSTITUTEUR

-> UN AUTRE " SAVIGNAC " ?

->UNE CURE D’AIR AU PLATEAU D’AVRON

->UN AVRONNAIS MORT POUR LA FRANCE PENDANT LA GUERRE D’ALGERIE

->UN ENFANT D’AVRON DISPARAIT EN IRAK

->ADIEU AU PRETRE AVRONNAIS

->LE SYNDICAT D'AVRON

->LE SENATEUR MAIRE DEMUYNCK PERD ENCORE EN JUSTICE a propos d'AV

->ACCIDENT AU CIRQUE

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ROSNY SOUS BOIS

GRAVE ACCIDENT AU CIRQUE

Un des plus importants parmi ceux qui parcourent la France et l’Europe a été en grande partie détruit par un accident très grave.

A dix heures et demie , à Rosny sous Bois ,ou il s’était installé , on entendit un craquement et tout le plancher des troisièmes s’écroula entraînant trois cents personnes environ, qui roulèrent pêle-mêle. Les secours furent promptement organisés et l’on ne constata par bonheur aucune blessure grave , mais vingt et une personnes étaient plus ou moins atteintes. L’enquête n’a reproché aucune négligence au directeur du cirque. Son établissement avait été construit normalement et visité par l’architecte communal qui avait donné l’autorisation d’ouvrir .

On n’avait malheureusement pas tenu compte de la nature du terrain très argileux et détrempée par les dernières pluies . Les chevalets de soutien avaient glissé, d’où l’effondrement du plancher. Le directeur du cirque a remis au maire de Rosny sous Bois 1000frs pour les blessés .

NDLR : ça se passait en Mars 1901 et l’article intégralement repris ci-dessus a été publié avec le dessin dans le « Petit Journal » N° 541 du 31 Mars 1901

 

Christian DEMUYNCK , le SENATEUR  MAIRE DE NEUILLY PLAISANCE PERD ENCORE EN JUSTICE CONTRE DES AVRONNAIS ……

 Les avronnais seraient ils une cible permanente du Sénateur Maire Christian Demuynck, lequel est bien connu pour son sens de l’honneur et son honnêteté intellectuelle  ???

C’est la question que l’on peut se poser ….au regard de ce cas . En effet il y a eu le permis de construire de la Rue Médard délivré à un ami, pour lequel il a été désavoué par la justice, puis il y a eu l’affaire du projet d’implantation des gens du voyage dans le tissus pavillonnaire avronnais ou il perdait le procès qu’il avait intenté au dirigeant de l’association qui avait informé les avronnais (pour ne citer que ces deux affaires ..Voir dans les pages ADSEPA du site )

Aujourd’hui il voit annuler par le Tribunal administratif de Cergy Pontoise les décisions qu’il a prise les 7 Juin et 2 juillet 2004 et le 18 Aout 2005 ….pour empêcher les avronnais des communes voisines d’accéder aux écoles .(jugement du 13 Février 2007)

Cette décision du tribunal fait suite à la ténacité d’une famille avronnaise /rosnéenne qui était particulièrement visée par ces décisions et qui s’est vue attribuer une indemnité de 1500 euros …aux frais du contribuable grâce à Christian Demuynck !!!

 

L’affaire  en résumé : depuis plus de 100 ans la construction et le développement des écoles avronnaises a pu se réaliser grâce à la présence aux effectifs d’enfants avronnais notamment rosnéens et villemomblois….dont le coût de la scolarité était pris en charge par leurs communes de rattachement . Utilisant des arguments très contestables qui ont été battus en brèche sans problème , Christian Demuynck , le sénateur maire de Neuilly Plaisance (intellectuellement honnête …n’en doutons pas) refusait que l’enfant de cette famille , scolarisée en Maternelle du Plateau d’Avron passe en primaire ou était déjà scolarisée sa sœur . Du même coup il pénalisait plusieurs familles , les conduisant à scolariser les enfants dans des écoles éloignées dans leur commune de rattachement .

Heureusement cette famille avronnaise (pour la 5 ème génération et toujours scolarisée sur Avron) ne s’est pas laissée faire par les décisions injustifiées de ce sénateur maire qui ne l’impressionne pas ! Elle n’a pas hésité a poursuivre l’élu en justice pour ces décisions abusives et les 3 décisions que cet élu avait prises ont été annulées ! Autrement dit les enfants avronnais , de quelque commune de rattachement soient-ils pourront dès la rentrée 2007/2008 aller à nouveau dans les classes avronnaises …..

A titre d’information il n’est pas inutile de savoir que le grand père de cette enfant rejetée de l’école avronnaise par Christian Demuynck …..est le Secrétaire Général de l’Association de Défense du Plateau d’Avron laquelle s’oppose à Christian Demuynck sur différents dossiers d’urbanisme et sur le projet d’autoroute A 103 sur lequel sa position est ambiguë . Ceci expliquerait-il cela ???? La question se pose également …. sans douter évidemment du sens de l’honneur et de l’honnêteté intellectuelle de l’intéressé qui les revendique …..

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LE SYNDICAT D’AVRON

Après la guerre de 1870 et les dégâts qu’elle causa dans l’environnement ( déboisement ) et dans l’habitat ( majeure partie des maisons détruites ) le Plateau d’Avron se repeupla et se construisit petit à petit. Progressivement les habitants s’organisèrent . Les rues furent retracées en conservant une dénomination emprunté aux implantations militaires de l’occupation de 1870 : avenue de l’Est , Avenue de l’Ouest , avenue du Midi , Avenue du Centre ou encore avenue du Raincy …. (qui se trouve dans le prolongement de cette ville sise sur la colline opposée et d’où partirent les bombardements !!. )

Les terrains avaient été acquits en Août 1861 (avant la guerre) par la Société De l’Isle et Compagnie . Elle entrepris de lotir 307000 M² par lots de 1000m² ce qui explique qu’ un certain nombre de propriétés aient encore de grands terrains . A ces terrains lotis virent s’ajouter ceux que possédait une riche propriétaire terrienne ,amie de Napoléaon III qu’elle reçue au Plateau (avant 1870 ….) . il s’agissait de Louise Cornélis de Witt ( d’où le nom de la rue Louise et de la place Cornélis). En 1866 plus des deux tiers des terrains étaient vendus à des commerçants et Industriels parisiens pour en faire des résidences secondaires ,ainsi qu’à des Rosnéens parmi lesquels de nombreux maraîchers .

Avant d’être rattaché administrativement à Neuilly Plaisance en 1892 ( lors de la création de cette commune par détachement du territoire de Neuilly Sur Marne) , le Plateau d’Avron était administré par les propriétaires eux mêmes avec à leur tête un Syndic. Le premier Syndic qui s’était « auto désigné » pour 3 ans fut le lotisseur Mr de l’Isle . Puis en 1866 pour lui succéder les membres du syndicat élirent l’un d’entre eux , Mr Désureau , pour diriger le syndicat .

 

 

Bien après le rattachement à Neuilly Plaisance en 1892 ,les avronnais , qui ont toujours tenu à une certaine indépendance et a conserver leur identité , continuèrent pour un certain nombre de choses à « s’autogérer »  dans le cadre du Syndicat des Propriétaires d’Avron comme en témoigne le reçu de la cotisation payée encore en 1908 par l’une d’entre eux et leur identité inscrite en mosaïque dans la chapiteau de leur salle « des réunions » , devenue par la suite la Salle des Fêtes qui accueille aujourd’hui le cinéma «  La Fauvette ».

(L’histoire de l ‘organisation administrative du Plateau d’Avron figure dans le livre « Dis Papy C’est Quoi le Plateau d’Avron ?) 

 

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ADIEU AU PRÊTRE AVRONNAIS:

Fin Juillet 2006 le prêtre de Notre Dame de l’Assomption d’Avron , Jean BELEGOU , nous quittait . Il était devenu un véritable « avronnais d’adoption » et pour tous ceux qui le croisaient chez le boulanger , chez le boucher , chez le coiffeur … , catholiques ou non, il restera tout simplement « JEAN » comme il avait voulu qu’on l’appela dès son arrivée en 1994 ….. Il connaissait bien la vie et les hommes pour avoir à une période intégré le monde du travail et y avoir été sympathisant syndicaliste pour défendre les droits de chacun , l’équité et le respect mutuel . Bien que profondément homme d’église et exemple de foi vécue , il était proche des gens , catholiques ou non, car ce qui le motivait avant tout c’était le contact avec l’ « autre » . Il savait écouter , conseiller …jamais juger. Ayant largement dépassé l’âge de la retraite il continua a œuvrer auprès des avronnais jusqu’à ces dernières années ou la maladie le «cloua » au presbytère de ND de l’Assomption ou il avait souhaité demeurer . Sa tante , Fernande , ( sa quasi contemporaine)  lui servait de gouvernante depuis toujours . Nous lui renouvelons toutes nos condoléances . Ses obsèques furent célébrés par l’évêque de Seine Saint Denis assisté de plusieurs prêtres du diocèse ….un honneur que « JEAN » n’aurait jamais voulu , mais qui lui était dû , comme en témoignait la foule présente .

« JEAN » restera dans le souvenir des avronnais comme l’a été et l’est encore pour l’histoire locale, l’abbé Ernest Laforge qui avait voué une partie de sa vie de prêtre aux habitants du Plateau d’Avron et à l’édification de l’Eglise de Notre Dame de l’Assomption d’Avron « ma  chère église » comme il l’appelait . ( voir au Menu du site page sur l’histoire de l’Eglise)

 

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UN ENFANT D’AVRON DISPARAIT EN IRAK

La famille MORANGE, vieille famille avronnaise bien connue de tous , est dans la douleur de la disparition de son fils Yves dans le nord de Bagdad ou il était employé par la société anglaise HARTH à Londres spécialisée dans la sécurité et la protection de personnalité .

Yves , qui est né le 30 Juin 1965 , avait fait toute sa scolarité au Plateau ou il compte de très nombreux amis . La photo ci contre est la dernière prise avec sa mère Yvette dans le jardin de la Plateau d’Avron Il avait tout jeune choisi le métier des armes en s’engageant dans l’armée française chez les parachutistes . Son contrat terminé il est entré dans cette société londonienne de sécurité et protection de personnalités . Sa mère, Yvette, veuve depuis 3 ans, et qui réside toujours dans la maison familiale de l’Avenue Daniel Perdrigé , était depuis quelques temps sans nouvelles de lui . Elle a enfin été informée officiellement, que son fils était porté disparu à Bagdad courant de cette année 2006 dans le cadre de son travail. Elle n’a « récupéré » de lui que quelques biens qu’il possédait sur place ( ordinateur , photos …)

Si par hasard des lecteurs de ce site avaient des informations concernant YVES MORANGE qui permettent de le retrouver ou d’avoir des informations quant aux conditions de sa disparition , qu’ils n’hésitent pas à nous en faire part nous les transmettrons à la famille et aux autorités.

Dans l’immédiat nous souhaitons à sa famille et à sa mère en particulier , beaucoup de courage pour supporter cette épreuve en gardant espoir.

 

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UN AVRONNAIS MORT POUR LA FRANCE PENDANT LA GUERRE D’ALGERIE

En son temps une autre famille avronnaise avait été durement frappée par la perte de leur fils durant la guerre d’Algérie alors qu’il se trouvait dans l’Est-Constantinois au djebel à El Ma el Abiod en limite du barrage électrifié séparant l’Algérie de la Tunisie , point particulièrement « chaud » des opérations. Un dimanche matin de fin mai 1959 au moment de la fête des mères … , deux gendarmes et le maire se présentaient au domicile de ses parents , avenue de Rosny, pour leur annoncer que leur fils incorporé dans la 1 ère Section de la 2 ème Compagnie du 9 ème Régiment de Chasseurs Parachutistes , le caporal Jean TASSEL , blessé le 14 mai 1959 , était mort des suites de ses blessures, à l’hôpital de campagne de TEBESSA ou il avait été conduit quelques jours auparavant.

Le Plateau d’Avron de l’époque, petit village ou tout le monde se connaissait , était quasiment en deuil car sa famille qui comptait 3 enfants ( Jean , Bernadette et Richard) était bien connue .

Les obsèques de Jean furent célébrés en grandes pompes et dans l’émotion , avec les honneurs militaires , discours du Sénateur Maire Charles Cathala et en présence de tout ce que lui et sa famille comptaient d’amis avronnais . Le souvenir de ce triste jour est encore dans tous les esprits de ceux qui y assistèrent et notamment de tous les copains de sa génération encore nombreux au Plateau d’Avron . Son corps repose au quartier militaire du cimetière de Neuilly Plaisance . Que ceux qui l’ont connu aient aujourd’hui une pensée pour lui .

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UNE CURE D’AIR AU PLATEAU D’AVRON

Un de nos lecteurs « Internaute » canadien descendant d’immigrés italiens avronnais souhaitant se renseigner sur le restaurant –hôtel " LA POTINIERE"  situé au Plateau d’Avron nous a donné des informations sur cet établissement disparu . Aujourd’hui âgé de 74 ans il fait un retour sur le passé familial et s’est rappelé que sa mère parlait souvent de cet Etablissement ou elle aurait travaillé avec sa propre mère comme « laveuse » ( ?) Ses grands parents et sa mère adolescente à l’époque auraient vécus dans le bois des « damoiselles » avant d’émigrer au Canada, juste avant la dernière guerre

D’après ce qu’il aurait entendu dire par sa mère et sa grand-mère , le compositeur - chanteur d’opérette et chansonnier Gaston Gabaroche ( 1884-1961) qui entretenait des relations avec Darius Meyer ,directeur de l’Opéra Comique qu’il aurait connu au Conservatoire de Paris venait souvent au Plateau d’Avron voir son ami dans sa propriété de la Rue des Vignes ( devenue Rue Fernand Sanglier). (*) Appréciant la qualité de vie et l’environnement du Plateau d’Avron il se serait rendu acquéreur d’une propriété au 16 Avenue des Caves d’Avron qu’il aurait baptisé «  La Potinière » , très certainement en référence à « son » théâtre parisien du même nom qu’il inaugura en 1919 et ou furent jouées certaines de ses opérettes .

La propriété aurait été revendue dans le milieu des années 1920 . Son acquéreur la transforma en restaurant –hôtel - pension de famille et en aurait conservé le nom de «  La Potinière » . L’Etablissement de qualité aurait été très fréquenté par les parisiens qui venaient passer des week end au Plateau d’Avron.

La carte de l’époque ( voir ci contre) qui servait de publicité à ce restaurant ventait sa cuisine : «  CUISINE RENOMMEE » , ses « CHAMBRES TOUT CONFORT » …et invitait à venir y faire une «  Cure d’Air à 7 kilomètres de Paris.   »

Aujourd’hui il n’y a plus trace de ce passé d’Hotel Restaurant «  La Potinière ». Cette propriété aux combles de style Mansard n’est plus qu’ une des maisons caractéristiques témoignage du passé aisé du Plateau d’Avron . Elle a fait l’objet dans les années 1960 d’une réhabilitation totale du meilleur goût respectant l’esprit des bâtisseurs . Nous ajouterons qu’elle disposait d’un parc boisé plus important qu’aujourd’hui (jusqu’à l’Avenue des Fauvettes) . Ce parc fit l’objet de « parcellisations » au fil des ans …comme pour le parc du Castel du 27 Avenue de Rosny qu’avait fait construire, pour lui, l’architecte écrivain Viollet le Duc (*)

Quelques uns de nos anciens avronnais ayant dépassé les 75 ans … se rappellent de cette propriété qu’ils désignaient comme étant la maison du « Père Duclou » provenant très certainement du nom de famille d’un des propriétaires d’après 1945 ….

(*) Voir livre « Dis papy C’est Quoi le Plateau d’Avron

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UN AUTRE « SAVIGNAC » AU PLATEAU d’AVRON ??

Nous avons publié dans cette rubrique un poème de Serge Léopold Camman dédié au coiffeur avronnais Savignac ( cliquer sur Le Plateau a eu son poète).

Un de nos lecteurs de province, ancien avronnais nous a interrogé pour savoir si Louis de SAVIGNAC qui a combattu sur le Plateau d’Avron durant la guerre de 1870 était l’ancêtre du dit coiffeur ou s’il s’agissait d’un homonyme. A l’appui de sa question il nous a fait suivre l’extrait d’un article paru en 1924 dans le bulletin de l’Association des anciens élèves de l’Ecole des Mines que nous reproduisons ci à près :

«  Savignac n'était pas doué seulement de qualités professionnelles. Né en 1849, il appartenait à une génération de Français qui ont eu le privilège peu enviable de subir deux invasions prussiennes. Dans ces deux redoutables crises, il sut montrer qu'il était le digne descendant d'une vieille famille française, établie depuis plusieurs siècles en Limousin.

En 1870, lors de la première invasion, il était élève aux cours préparatoires. Bien qu'exempté de service militaire comme ayant un frère aîné officier de marine, il vînt prendre place dans les rangs de la garde nationale mobile parisienne, y servit pendant tout le siège de Paris et combattit aux affaires du Plateau d'Avron et de Buzenval.  »

Après nous être informé auprès de la famille du coiffeur il nous a été confirmé qu’il n’y avait aucun lien entre la Famille Savignac et la famille « de Savignac » , même si les deux familles sont originaires de la même région .

Pour plus d’informations sur ce « Louis de Savignac » qui combattit au Plateau d’Avron…. ou plus tard s’implanta le coiffeur, nous vous invitons à consulter le site qui publie son curriculum vitae ( http://www.annales.org/archives/x/savignac.html)

 

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ADIEU MONSIEUR L’INSTITUTEUR

C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de Monsieur Jean ERRE , « notre instit » . Il a marqué bon nombre de générations de petits avronnais qui ont aujourd’hui entre 60/ 70 ans …C’est dans sa retraite dans la région nantaise ou il s’était retiré avec son épouse auprès de leur fils Jean Pierre et de ses petits enfants qu’ils s’est éteint .

Il avait encore écrit il y a quelques temps à Charles Vavassori …en s’excusant pour son écriture …laquelle pourtant était encore parfaite . Il avait été heureux de savoir que « ses anciens » ne l’oubliaient pas et lui écrivaient de temps en temps pour lui donner des nouvelles du Plateau d’Avron ou il avait passé une partie de sa vie .

Il nous avait aussi fait part du plaisir que lui avait apporté la lecture du livre «  Dis papy C’est Quoi le Plateau d’Avron » qui lui avait rappelé sa jeunesse (*) .

Nous renouvelons nos condoléances à sa famille et notamment à son épouse Andrée qui a elle-même été institutrice au Plateau tout aussi longtemps que lui …mais chez les filles puisqu’à l’époque les classes n’étaient pas mixtes . Merci Monsieur l’instituteur pour tout ce que vous avez réussi a nous apprendre.

(*) Vous retrouverez ces souvenirs dans le présent site en cliquant dans le Menu sur «  Ecoles Avronnaises –Historique et Photos de Classes » . Vous y retrouverez également des photos de classes de plusieurs générations . Bonne lecture

 

Classe de Mr Jean ERRE 1946/1947

 

Mme Andrée ERRE dans la classe en bois

 

 

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SECESSION AU PLATEAU D’AVRON !

 Par le hasard de l’histoire et des facéties des découpes administratives lors de la création des communes et des départements , le site du Plateau d’Avron s’est trouvé partagé sur 3 communes ( Neuilly Plaisance , Villemomble et Rosny sous Bois ). Chacune de ces communes possède donc un quartier dénommé «  Le Plateau d’Avron » …et l’ensemble des habitants du site , quelle que soit la commune de rattachement sont avant tout des «  avronnais » . Ces quartiers étant excentrés par rapport à leurs villes de rattachement …celles-ci ont de tout temps eu une fâcheuse tendance à les « oublier » ……. Il s’en est suivi des mouvements d’humeur réguliers des avronnais auprès de leurs autorités administratives de rattachement .

 

A titre anecdotique un internaute avronnais nous signale deux « évènements » qui illustrent ce qui précède .

 En 1873 les habitants de la partie du Plateau d’Avron rattachée à Rosny ( Beauséjour) adressaient au Maire une pétition dans laquelle ils se plaignaient du peu d’intérêt que leur portait la ville de Rosny qui n’entretenait pas les voies reliant leur quartier excentré à la ville . Ils demandaient à cette partie avronnaise soit rattachée à la ville de Villemomble …laquelle voyant là une opportunité d’agrandir son territoire soutînt cette pétition . Il n’y fut pas donné suite ….mais la ville s’intéressa un peu plus à ce quartier …pendant quelques temps .

 

En Juillet 1929 les « avronnais » de la partie Neuilly Plaisance déposaient une pétition auprès de la mairie par laquelle ils sollicitaient leur autonomie et l’érection du site en commune distincte de Neuilly Plaisance . Cette pétition était motivée notamment par le peu d’intérêt que portait la ville à ce quartier excentré . Elle fut transmise par le maire nocéen au Sous Préfet de Pontoise par courrier du 1 er Aout 1929 sans commentaire ( ce document figure aux archives départementales sous la référence 1886W91) Aucune suite ne fût donnée à cette demande …mais il convient de noter que jusque dans les années 1950 ce quartier s’était doté à titre folklorique d’une sorte de Conseil Municipal bis avronnais / Comité des fêtes qui donnait néanmoins « du fil à retordre » à la mairie …et animait le Plateau d’Avron

 Plus près de nous, dans les années 1945/46, fut créée par des avronnais de retour du front et des camps de prisonniers   La Commune Libre d’Avron » qui survécue jusque dans les années 50. Son président était le Roi du Rire et elle avait comme devise : « Rire d’Abord ». Ah ! on savait s’amuser de ce temps là….

Depuis, de temps à autre une idée de « sécession  folklorique » resurgit….. En attendant les avronnais de l’ensemble du site d’Avron n’en demeurent pas moins des gens unis et déterminés qui « aiment » leur Plateau d’Avron .

Merci à cet avronnais qui nous adressé ces anecdotes et ses commentaires .

 

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UN AVRONNAIS COMMUNIQUE AVEC L’ESPACE

 Frédérick Mazoyer , avronnais de son état , nous a fait part ,par courriel avec de nombreuses photos , d’une aventure qui n’arrive qu’une fois et dont il se souviendra toute sa vie . Ce dimanche matin de Mars 1998 ce radioamateur avronnais connu sous l’indicatif «  f 5OZK » reçu la visite d’un couple de personnes âgées qui avaient repéré ses imposantes antennes sur sa maison de l’Avenue de Rosny au Plateau d’Avron . Ils souhaitaient savoir s’il pouvait communiquer avec la station Mir dans laquelle se trouvait pour 6 mois leur fils Jean Pierre , cosmonaute .

L’instant d’étonnement et de stupeur passé Frédérick qui est équipé comme « un pro » se mit à la disposition de ses visiteurs qui n’étaient autre que de Mr et Mme André Haigneré les parents du cosmonaute Jean Pierre Haigneré ( déjà évoqué dans notre rubrique ).

Après quelques préliminaires auprès de la cité des Etoiles à Moscou , il fut convenu que le lundi de Pâques à 14h40 au moment ou la station MIR passerait au dessus du Plateau d’Avron , Frédérick appellerait JP Haigneré sur son indicatif à bord ( FX0STB) pour le mettre en contact en phonie sur une fréquence semi duplex avec ses parents . Le contact dura environ un quart d’heure et fut d’une excellente qualité.

 

Frédérick concluait le message qu’il nous adressé par  : «  Comme quoi le rôle des radioamateurs n’est pas seulement une réquisition en cas de catastrophe naturelle ou de retransmissions radio et des interventions de secours à l’étranger , mais c’est aussi savoir donner un peu d’émotion , l’espace d’un instant à une famille séparée par la distance . »

Par la suite il y eut d’autres contacts et JP Haigneré adressa via les ondes des photos du Plateau d’Avron vue depuis la station Mir …A son retour sur la Terre il ne manqua pas de rencontrer Frédérick Mazoyer ( voir photo) .

 Le Plateau d’Avron compte de nombreux radio amateurs et des sorties initiatrices sont organisées . Nous vous invitons à consulter les sites de Frédérick à savoir : http://ref93.free.fr et http://f5kkd.free.fr et si vous êtes vous même radioamateur entrez en contact avec lui sur sa fréquence F5OZK….pour parler notamment du Plateau d’Avron et de la nécessité de s’unir derrière l’ADSEPApour préserver ce site exceptionnel …..

 

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ALERTE A LA POLIO à NEUILLY PLAISANCE :

Un avronnais nous a communiqué ce document …alarmant. Heureusement nous n’en sommes plus là mais la lecture de l’article paru dans la presse de la fin des années 50 est néanmoins intéressant quant à la description de la vie locale à une époque qui pour beaucoup d’avronnais n’est pas si lointaine que cela …..et dont certains se rappellent encore de cette situation .

Bonne lecture …

(cliquez sur l’image pour agrandir l’article)

TEMOIGNAGE : Mme Vidiani Pierrette issue d’une vieille famille avronnaise ( les Syriex) complète cette information journalistique par des souvenirs d’époque qu’elle nous adressés et que nous reprenons ci après  :

«  Je me souviens de l’épidémie de polio. Le bidonville était le long de notre jardin , dans le bas , à gauche en descendant .(*) Notre puits servait de poubelle , car « ils » avaient enlevé le grillage de séparation ce qui a crée une grande animosité entre ma grand-mère et Monsieur Cantone . Celui-ci avait loué le bas de son jardin à un nord africain qui a su qu’il n’en avait pas le droit , donc il n’a plus payé son loyer et a amené toute une bande de copains. Voilà comment tout a commencé …..Mon père était contre les vaccinations , j’étais terrorisée à l’idée d’attraper la polio . Je revis cette angoisse en écrivant ce mail »  

Merci à Mme Vidiani-Syriex pour ces souvenirs. (*) le bidonville était situé en bas d’un terrain entre l’Avenue du Nord ( en haut) et le Chemin des Processions (en bas)

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UN AVION SUR LA PELOUSE DU CHATEAU d’AVRON


Qui aurait imaginé en ce dimanche 13 Mars 1915 que la pelouse du Château d’Avron serait transformée en piste d’atterrissage ?

C’est une histoire qui soulève une certaine incrédulité quand on l’évoque , car « on en n’a jamais entendu parler » …et pourtant les plus anciens avronnais , nos grands parents , en avaient connu un certain émoi . la Grand Mère maternelle de Charles Vavassori ( Mme Carrara dite « la Carrère ») lui avait bien parlé d’un avion qui avait atterri sur le Plateau à l’époque ou elle habitait une « petite baraque » rue de la Féronne au dessus des galeries des carrières Gabriel de Rosny (avant que la maison ne « passa » dans un fontis….). Elle était donc tout proche du lieu d’atterrissage.

Mais il ne l’avait jamais cru , pensant comme tous les jeunes ,…que les « vieux radotent » ou bien qu’elle avait eu un mirage …..puisque « personne n’avait jamais parlé de cela. ….. »

Et pourtant ,elle avait bien raison sa grand mère !!! C’est ce qu’il s’est dit en découvrant une carte postale qui avait fixé ce jour là ,l’événement pour la postérité.

L’histoire qui fait écarquiller les yeux , est la suivante :

Un moteur ayant des ratés dans le ciel attira l’attention des avronnais en ce dimanche matin de Mars 1915. Un avion en difficulté survolait le Plateau d’Avron , manifestement à la recherche d’un endroit pour faire un atterrissage de fortune . La Pelouse du château d’Avron qui était alors livrée à la pâture des vaches pour l’essentiel offrit du ciel un endroit idéal pour se poser sans encombre .

A peine fut-il au sol que les habitants accoururent , les jeunes en tête , et rapidement le bruit se répandit attirant de nombreux curieux . Les zouaves et autres militaires descendirent de leur casernement au fort de Rosny , la maréchaussée ( gendarmerie ) de Rosny monta voir …..

Le motif de cet atterrissage forcé était……une banale panne d’essence, ce qui n’était pas si rare que cela à l’époque des débuts de l’aviation .

De l’avion sortit un pilote militaire en tenue .Il s’agissait du pilote Jean Dufour ,un lillois de 26 ans, connu pour sa hardiesse : en 1908 , à 19 ans, il avait construit son propre planeur qu’il faisait monter dans le ciel accroché à une voiture automobile. L’année suivante , 1909 , bien que non breveté ,il pilotait un monoplan construit par Lebanhie et Puthet . Enfin il passe son brevet de pilote le 10 Juin 1910 (Brevet N° 96) sur un avion « Voisin ». Il a alors 21 ans et participe jusqu’en 1913 à de très nombreux meeting aériens . Il fut le premier pilote a avoir oser emmener à son bord des passagers au dessus de la Méditerranée . ( il ne traversa pas la Méditerranée ….) . Service militaire de 1911 à 1913 puis fit la guerre de 14/18 . Il a été officier de la Légion d’honneur .Voilà pour ce qui est du pilote . Un de ces « fous volants » comme on les appelait à l’époque….. et qui méritait de ne pas rester anonyme pour les avronnais ….. auxquels il a fait vivre ce moment exceptionnel d’un atterrissage forcé.

Il était toutefois , semble-t-il, coutumier des atterrissages forcés ….car le 15 Avril 1911 , alors qu’il décollait depuis Nice avec un passager à son bord … il vit son moteur s’arrêter , son avion piquer du nez vers la mer ……ou il essaya de se poser sans trop de mal sur l’eau ….. Quelques minutes plus tard ,l’avion avait coulé par une vingtaine de mètres de fond……sans ses passagers , heureusement !

L’avion resta un certain temps sur place le temps de trouver de la »gazoline » en quantité suffisante pour repartir vers le Bourget

Un photographe averti par la rumeur s’empressa de monter sur la pelouse d’Avron pour immortaliser l’événement ce qui nous vaut cette carte postale qui est assez rare ..

On aperçoit sur celle ci l’aviateur Dufour debout au poste de pilotage surveillant la manœuvre du remplissage du réservoir avec des bidons . S’agissant d’un pilote militaire , ce sont des soldats qui effectuent la manœuvres délicate du plein.

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UNE CELEBRITE AVRONNAISE Jacqueline PLESSIS-BERNADAC

Parmi les personnalités qui ont choisi le Plateau d’Avron comme résidence il convient de citer une comédienne de théâtre qui a connu ses heurs de gloire . Après être entrée dans la Résistance durant la guerre 39/45 elle a joué les grands auteurs comme Guitry ,Druon , Achard….etc sur les plus grandes scènes de France et d’Europe jusqu’en1962 … Elle a eu pour partenaires J.Weber ,A.Préjean , F. Dorléac , J.Richard, C. Dauphin etc …. Dans le même temps elle a connu une carrière cinématographique ou on l’a vu aux cotés de Jean Marais , Martine Carole, Jean Carmet…etc. Elle a tourné sous la direction de metteurs en scène de réputation mondiale comme Vittorio de Sica , Camillo Mastrocinque …etc…Après avoir été assistante technique elle produit elle même à partir de 1961 des émissions et séries télévisées pour l’ORTF dont la célèbre série « Les Grandes Expositions » qui a donné lieu à 65 films diffusés par TF1 de 1975 à 1987 . Elle a produit par ailleurs plus de 200 films de court métrage sur la littérature, la poésie et les arts plastiques.
Jacqueline PLESSIS épouse de l’écrivain BERNADAC est Chevalier des Arts et Lettres et Sociétaire des Gens de Lettre de France et de la Société Civile des Auteurs Multimédia. Auteur de nombreuses poésies elle s’adonne également à la sculpture pour son plaisir.
Enfin elle a un temps participé à la vie locale en qualité de Conseillère Municipale de Neuilly Plaisance .
Les avronnais ne peuvent que s’enorgueillir de compter parmi les leurs une femme aussi célèbre à l’activité débordante et il est dommage qu’elle n’ait pas été inscrite au nombre des « nocéens célèbres » qu’a listé la ville Neuilly Plaisance dans son site Internet .Bravo Madame pour votre carrière et merci d’avoir veillé à la préservation et à la conservation de votre magnifique demeure de l’Avenue de Rosny , (le Castel ) , un des témoignages du passé du Plateau d’Avron construit par Violet le Duc pour lui même .( voir livre Dis Papy C’Est Quoi le Plateau d’Avron)

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UNE POESIE SUR LE PLATEAU d’AVRON

Un « avronnais émigré en province » nous a signalé une poésie intitulée « LE PLATEAU d’AVRON » écrite à Rouen en janvier 1871 à la mémoire de Mr le Comte Louis de Podenas , capitaine engagé volontaire de zouaves , tué le 2 décembre 1870 sur le Plateau d’Avron lors des combats contre les prussiens .
Cette poésie que nous nous sommes procurée et que nous reprenons ci dessous , a été publiée en 1872 dans le Tome XI du bulletin de la Société Archéologique Scientifique et Littéraire du Vendomois . Nous remercions cet avronnais « exilé » qui nous a dit par ailleurs que grâce à notre site il conservait un lien avec son passé . Nous en sommes très heureux .

LE PLATEAU d’AVRON

Riant Plateau d’Avron , colline alors si belle,
Où si joyeux j’allais , en de plus heureux temps,
Au doux culte des bois et des Muses fidèle,
Chanter avec l’oiseau le retour du printemps !

Où tout ce que d’amour et de grâce il révèle,
Du rossignol plaintif aux harmonieux accents,
Ciel d’azur , clair soleil , frais gazon , fleur nouvelle,
Tout enchantait mon cœur , tout ravissait mes sens .

Sois maudit maintenant ! – Qu’à jamais les ténèbres
De leurs sombres horreurs couvrent ces lieux funèbres
Où plus d’un brave a succombé !


C’est là , sur ce coteau , c’est dans ce champ d’alarmes
Que gît celui qu’en vain redemandent mes larmes,
Là qu’il est vaillamment tombé !

  Tombé , frappé soudain droit au cœur , par devant ,
Comme de la colline il atteignait le faite ,
Et comme à ses soldats il criait : « En avant !
En avant ! » et marchait intrépide à leur tête !

« Tel je voudrais mourir , avait-il dit souvent,
« Telle pour moi la mort ne serait qu’une fête. »
Telle s’est exhalée au sein du Dieu vivant
A tous les dévouements cette âme toujours prête.

Et moi , qui le devais précéder au tombeau,
Moi qui du saint amour et du bon et du beau
Ai nourri sa pieuse enfance…..

Moi , son vieux maître , hélas ! seul je reste aujourd’hui
Seul en ces tristes lieux , pleurant en vain sur lui ,
Pleurant sur le sort de la France !

GINDRE de MANCY
Rouen, Janvier 1871

UNE SUGGESTION : les anciens instituteurs avronnais faisaient aussi connaître l’histoire du Plateau d’Avron à leurs éléves …. Pourquoi les actuels enseignants ne les imiteraient-ils pas en faisant apprendre cette poésie aux petits avonnais en la rattachant à un petit cours d’histoire locale…..En les faisant participer chaque année à la commémoration des combats de 1870 un élève pourrait y réciter cette poésie …..Espérons que cette suggestion rencontre un écho chez les enseignants avronnais

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DEUX EX- BAGNARDS AU PLATEAU d’AVRON !!

Un de nos amis avronnais ( un de nos anciens …. ) nous a rapporté qu’il se rappelait que dans sa famille on évoquait très souvent que deux avronnais avaient été condamnés à être internés au bagne français de Cayenne .
L’un d’eux avait été condamné vers 1925/1928 pour avoir poignardé un ouvrier des carrières pour lui voler sa paie . L’autre pour avoir « trucidé » par arme à feu un encaisseur de la Semeuse tout de suite après la guerre de 14 …
Le premier était revenu à la fin de la guerre de 40/45 , dans sa famille au Plateau d’Avron et du second plus personne n’eut de nouvelles . Nous ne citerons pas leurs noms par discrétion pour leurs familles dont des membres sont encore présents au Plateau d’Avron….sans connaître forcément le passé encombrant de cet « ancêtre ». Aucun souvenir chez notre ami, des raisons pour lesquelles le premier serait sorti du bagne ( engagé pour la guerre ??)
Des souvenirs de notre informateur ,il ressort qu’il avait « une frousse bleue » de cet ex bagnard sur le passage duquel on chuchotait … Ses tatouages très nombreux ( sur la face , sur les bras ..) avaient impressionné notre avronnais qui se rappelle particulièrement un tatouage en pointillé tout autour de son cou .
D’après la rumeur de l’époque il y avait également tatouée la phrase « à découper suivant le pointillé » évoquant la guillotine qui était en fonction à l’époque et à laquelle il devait penser être promis en cas de récidive ….. Il serait décédé dans un fossé avronnais vers 1946/47 des suites d’une …beuverie plus conséquente que les autres ……
Merci à notre ami avronnais pour cette tranche de vie locale vécue

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Nicolle GUIEPE ABUSEE PAR GUILLAUME …….

Mr . D.C , un avronnais passionné d’histoire locale nous signale une anecdote qui peut être raccrochée au chapitre de la page 22 de Charles Vavassori « Dis Papy C’est Quoi le Plateau d’Avron » consacré à l’existence d’un Moulin à Vent au Plateau d’Avron .( exemplaires du livre disponibles auprès de l’ADSEPA)

« Les jeunes gens des années 1600 n’ étaient pas plus sages que ceux d’aujourd’hui , nous écrit-il .
Le 28 Avril 1605 un certain Jacques Ancelin qui était une sorte d’huissier ou d’auxiliaire de justice s’était rendu en la maison du meunier d’Avron pour rédiger , moyennant rétribution ( 5 sols tournois) un procès verbal suite à une plainte de la servante du dit meunier . De ce procès verbal il est à retenir le passage suivant :
« ….dans la maison de Pierre de la Roche , meunier d’Avron , Nicolle Guiepe sa servante dit avoir été débauchée et qu’elle est enceinte, grosse de sept mois environ de Guillaume serviteur de Mademoiselle d’Avron , qui dans le bois d’Avron ou il l’avait suivie a été plusieurs fois son compagnon et il lui avait promis mariage … »
Ce Guillaume s’étant semble-t-il…défilé…des conséquences de ses actes , la dite Nicolle…apparemment consentante ( plusieurs fois ..) entendait donc rappeler à ses obligations le séducteur ….
Les choses n’ont pas tellement changées en 2005 … mais la pilule a limite les plaintes … »
commente avec humour notre avronnais qui nous a précisé par ailleurs avoir relevé cette anecdote lors d’une conférence de la Société d’Histoire de Rosny sous Bois sur le Moulin d’Avron à la quelle il a assisté.

Merci à notre correspondant pour cette anecdote ….vécue il y a 300ans !

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UN ILLUSTRATEUR AVRONNAIS REPUTE

Peu de gens se souviennent encore de cet homme discret qu’était Mr R . Perette qui habitait au 18 de la Rue des Vignes ( devenue ensuite Rue Fernand Sanglier). Cette maison était l’ancien siège de la cellule des Francs Maçons du Plateau d’Avron . Les signes distinctifs de cet ordre étaient sculptés dans la pierre de taille du mur de la maison .
D’une stature particulièrement frêle, le teint blafard , on le voyait aller jusqu’à la boulangerie toujours coiffé d’un béret le visage à moitié caché par un cache nez . Les enfants changeaient de trottoir tant il était impressionnant. Pourtant ils l’auraient regardé d’un autre œil s’ils avaient su que derrière cette apparence se cachait un grand illustrateur de livres et notamment de livres pour enfants très recherché par les éditeurs . Il décéda dans le milieu des années 1950 et c’est bien volontiers que nous rendons hommage à cet avronnais « anonyme » mais réputé professionnellement . Si dans une brocante ou chez antiquaire vous trouvez un jour des livres avec des illustrations signées « Pérette » , comme le livre ci contre … ou de très jolies aquarelles ….sachez que l’artiste R.Pérette était un avronnais .

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MAISON de 1870 A MEURTRIERES

S’il existe encore sur le Plateau d’Avron quelques maisons qui ont « connu » les épisodes de la guerre de 1870 , elles ont toutes été depuis largement modifiées et modernisées pour ne plus rien laisser transparaître de l‘outrage du temps …
Toutefois suite à la célébration du 134ème anniversaire de cette page d’histoire locale , Bruno Vavassori , membre du Conseil de l’ADSEPA a fait visiter à quelques personnes une maisonnette datant de cette époque , située dans sa propriété avronnaise. Cette maisonnette est demeurée intacte dans sa structure et matériaux . Dans les murs de la salle commune sont toujours en état deux meurtrières par lesquelles les occupants « attendaient les visiteurs »…..
Il faut signaler que cette zone du Plateau était pratiquement déserte et il n’est pas exclu, les habitants ayant fui pour rejoindre Paris , qu’elle ait pu servir de poste avancé aux militaires qui occupaient le Plateau d’Avron en 1870 . Mr Jean Hrouda descendant d’une très ancienne famille avronnaise a signalé que lorsque dans sa jeunesse il était locataire d’un lopin de terre à cet endroit , il y avait à proximité dans l’alignement de cette maisonnette, une dépression qu’il a contribué à remblayer. Il n’est pas non plus exclu de penser qu’il ait pu s’agir de traces de l’une des nombreuses tranchée évoquées dans des livres de souvenirs écrits par des combattants de l’époque. En quelque sorte cette maisonnette fait partie de « notre patrimoine avronnais » et souhaitons lui voir encore une longue vie , pour témoigner du passé .

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DES AVRONNAIS « SPORTIFS » AMATEURS


Un de nos correspondants nous a signalé l’anecdote suivante :

Dans le courant des années 1958 / 1960 existait au Plateau d’Avron une équipe de Hand ball qui avait prit le nom de « la Stella d’Avron » . En 1958 à l’initiative d’un « tout récent » avronnais de l’époque ( Henri Genève) ancien joueur de la spécialité une équipe fut rapidement mise sur pieds. Sous l impulsion et le dynamisme de son initiateur, elle ne connut pas que des succès d’estime . de bons résultats étaient obtenus au prix d’un effort d’entraînement sérieux la première année , sur ce que l’on appelle localement le « stade » près de l’église .
Toutefois la dizaine de jeunes quasi adultes ( 18/20 ans ) qui la composait était plus attirée par les sorties du samedi soir que par une vie d’ascètes nécessaire à la bonne forme .
Aussi les match du dimanche matin furent-ils rapidement de plus en plus « douloureux » d’autant qu’il arrivait qu’au lieu de faire un entraînement sérieux cette « joyeuse bande » le samedi après midi partaient pour rejoindre les terrains de sports pour des rencontres amicales dans les villes voisines ….mais en cours de route prenait la direction des bals musettes des 7 Iles à Montfermeil ou le dancing dit du « Bal à Jean » fonctionnait l’après midi ..
Pour donner le change …les shorts et les chaussures étaient salis sur un terrain de tennis qui se trouvait sur le parcours du retour au bercail.
Henri Genève , le dirigeant de cette équipe de la Stella d’Avron et par ailleurs pilote « téméraire » d’une 2CV Citroën …n’était pas le dernier dans ces….. « équipées » …. Autant dire qu’au bout de 3 ans cette équipe dont les défaites étaient plus nombreuses que les succès finit par ne plus avoir plus d’existence …


PS : même s’il y a prescription notre correspondant n’a pas cité les noms des joueurs…( certains étant décédés) Il a quelque part voulu rendre hommage à Henri Genève pour son initiative de l’époque , mais il a ajouté dans son courriel … : « on s’était bien amusé quand même .... et que de bons souvenirs de cette époque »

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DEVOIR DE MEMOIRE

La célébration du 134ème anniversaire de « l’offensive canonnière » prussienne sur le Plateau d’Avron a été célébrée le Samedi 19 Décembre 2004 . Les épisodes de la période Septembre 1870 ou les troupes françaises occupèrent le Plateau d’Avron pour défendre paris de l’invasion Prussienne à Décembre 1870 ou les même troupes évacuèrent le site dans la précipitation sont relatées dans le livre « Dis papy C’est Quoi le Plateau d’Avron ».
Suite à cette célébration le Secrétaire Général de l’ADSEPA et Annie Pitolet Présidente de Mémoire Vivante du Plateau d’Avron et de l’ANCA ont été interviewés par la chaîne de Télévision câblée « RTV ». Il ont émit le souhait de voir perdurer cette célébration qui est un « devoir de mémoire » vis à vis de ceux qui sont morts pour la liberté et eux , avronnais de naissance dont la famille est sur place depuis 5 génération ont émis le souhait que comme eux de leur temps , les enfants des écoles puissent être instruit par le corps enseignant de cet épisode de l’histoire locale et participent activement chaque année à cette célébration .

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LA GUERRE DE 1870 au PLATEAU d’AVRON….. 134 ème anniversaire du canonnage


Dans le livre « Dis Papy C’est Quoi le Plateau d’Avron » il était relaté de la page 65 à la page 99 les évènements que connut le Plateau d’Avron lors de son occupation par les troupes françaises lors du dernier quadrimestre de 1870 pour protéger Paris de l’invasion prussienne. Il semblerait que ce qui a été pour beaucoup d’ avronnais « une révélation » concernant le passé du site , ait fait naître des vocations « historiques ». En effet nous recevons de nombreux messages Email nous apportant des détails sur certains points relatifs à la stratégie militaire ou aux décisions politiques de l’époque .. Bien que très instructives pour les historiens ,nous nous excusons de ne pas les reprendre dans cette rubrique en raison de leurs caractères trop techniques et spécialisés ou philosophiques.


En revanche les « petits évènements » étayés sur des documents publiés nous intéressent dans cette rubrique.


Ainsi c’est avec plaisir , en ce mois de Décembre 2004 , ou l’on commémore le 134ème anniversaire du canonnage du mont Avron, nous reprenons l’information d’un de nos lecteurs internautes nous signalant un livre intitulé « Récits d’un Soldat : Une armée Prisonnière ,Une Campagne devant Paris » dans lequel l’auteur,Amédée Achard ,fait le récit de sa campagne de 1870 dont certains moments forts se sont passés sur le Plateau d’Avron .


Voici quelques extraits de ce récit : ….« Un soir, en effet, le bataillon prit les armes tout à coup. Il pouvait être dix heures. Il faisait une nuit claire. C’était le temps où l’on avait abandonné un peu lestement le Plateau d’Avron en y laissant des masses de munitions, ce même plateau dont la possession devait porter un coup funeste à l’armée prussienne , après avoir rempli de joie le coeur des Parisiens, si prompts aux espérances.
Tout en marchant, on cherchait à deviner quel motif nous avait fait mettre sac au dos; mais un flair particulier anime le soldat dans ces sortes d’occasions et lui fait tout comprendre sans qu’on lui ait rien dit. Certains obus arrivaient depuis quelque temps qui nous gênaient et nous inquiétaient. D’ou venaient-ils? On eût bientôt dans la compagnie le sentiment qu’on nous envoyait a la découverte de la batterie mystérieuse qui les tirait ; on savait en outre que toute la brigade devait sortir. Nous commencions à nous engager dans les tranchées qui creusaient le Plateau d’Avron ; la brigade nous suivait et les occupait tour à tour après nous. Il ne fallait plus ni rire, ni crier »…..


… . « Bientôt, nous étions à côté de Villemonble, devant le parc de Beauséjour. Deux douzaines de petites maisons, séparées les unes des autres par des enclos fermés de murs, s’élevaient ça et là. Le moment était venu de reconnaître le terrain, lorsqu’un « Ver da » vigoureusement accentué nous arrêta net. Chaque soldat resta immobile à sa place, attendant le signal ; un coup de sifflet ,lancé par nôtre lieutenant, le donna. Quels bonds alors! Huit où dix coups de feu partirent sans nous atteindre, mais nos baïonnettes ne trouèrent rien devant elles. La vedette ennemie avait décampé ; un sac cependant resta en nôtre pouvoir, un sac seulement , mais quel sac! Il est devenu légendaire dans l’histoire de la Compagnie. Un zouave en fit l’inventaire à haute voix comme un commissaire-priseur, devant un cercle de curieux qui riaient aux éclats. Ah! le bon père de famille et l’aimable époux! Il y avait là dedans, mêlés à une petite provision de tabac et à un gros morceau de lard, une paire de souliers vernis , trois paires de bas de soie, deux jupons de femme, un autre en laine, un encore en fine toile garni de valencienne , deux cravates de satin, une robe de petite fille ornée d’effilés, de bonnes pantoufles bien chaudes, que sais-je encore? une camisole, deux bonnets, quatre mouchoirs de batiste, une garde-robe complète enfin, et de plus un portefeuille contenant les photographies de la famille entière. Le sac vidé, il fût impossible de le remplir de nouveau, tant ces objets étaient empilés avec art… ».


…… « Pendant que je marchais à côté du capitaine, un échange de coups de fusil m’annonça que nos avant-postes « causaient » avec les avant-postes ennemis. On avait commencé le long des murailles du parc de Beauséjour le travail de là mine. Le génie et les pioches étaient à l’œuvre ; les pierres tombaient ; on allait faire l’essai de la dynamite sur un gros pan de mur. J’arrivai à temps pour assister à cette expérience. Je ne veux pas dire du mal de ce nouvel agent chimique, ni nuire à sa réputation ; mais ses débuts dans la carrière de la destruction ne me semblèrent pas heureux : deux détonations pareilles à deux coups de canon nous apprirent que la dynamite venait de faire explosion. On courut au mur qu’elle avait pour mission de mettre en poudre; on y découvrit deux trous de 50 centimètres carrés chacun: c’était un médiocre résultat, après deux heures de travail surtout. Il marqua cette nuit la fin de nôtre expédition »…

..« Je me glissais du côté du capitaine, et j’appris que la compagnie avait pour mission de pousser jusqu’à Villemonble par la droite du Plateau d’Avron et de rabattre par le versant gauche. Tout en filant vers Rosny en belle humeur, nous regardions les obus qui coupaient la route à intervalles inégaux, tantôt en avant, tantôt en arrière….. »


Il s’agit là d’extraits du récit « d’un des acteurs » qui compte de nombreuses informations et anecdotes comme celles que nous avons reprise ci dessus : Beauséjour constitué « de douzaines de petites maisons » , le sac récupéré au contenu détaillé ou encore les débuts de la dynamite utilisé à titre « d’expérience » . Deux chapitres d’un livre à lire par tous ceux qui s’intéressent aux détails de la vie quotidienne des soldats de 1870 sur le Plateau d’Avron et qui permettent de connaître un description des lieux à l ‘époque .

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HOMMAGE à Bernard HAUDUROY


Le 28 Octobre 2004 s’éteignait dans sa 88ème année une personnalité locale qui a marqué la vie avronnaise .


Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres , ancien Juge au Tribunal de Commerce il avait aussi été Conseiller Municipal nocéen dans les années 1960. Il avait défendu avec âpreté les intérêts des avronnais : c’est à lui que nous devons notamment d’avoir sur le Plateau d’Avron la mairie annexe et la première « Maison des Jeunes » du département rue des Fauvettes . Il avait été l’un des promoteurs , avec la famille Fretel , de la création de l’Association des Familles laquelle poursuit toujours son action avec des activités différentes au Centre Social dans les locaux de l’ancienne Maison des Jeunes . C’est aussi à lui que nous devons les deux derniers agrandissements de l’école primaire avronnaise pour accueillir l’ensemble des enfants avronnais ( nocéens mais également rosnéens / Beauséjour et villemomblois / Beauséjour). Pour lui le Plateau d’Avron était un site « intercommunal » et il a su nous transmettre ce message.
Défenseur de l’identité avronnaise il fut à l’origine de la création de l’ADSEPA en 1976 après avoir crée dans le début des années 1960 le Comité des Propriétaires avronnais . Il fut pour les responsables actuels de l’Association un élément moteur sachant les instruire sur la nécessité de préserver le site et les motiver contre le projet A 103 …..et son soutien dans l’action menée a contribué dès 1976 à faire supprimer un embranchement pénétrant directement dans Neuilly Plaisance …..


Son épouse , Paule , l’a rejoint quelques mois plus tard début 2005 . Elle a eu une vie particulièrement bien remplie car mère de famille nombreuse elle a trouvé le temps d assister et de seconder son mari dans de nombreuses actions sociales locales mais aussi d’être toujours présente auprès des plus nécessiteux . Elle a dirigé jusqu’à la fin de sa vie active une équipe d’aide familiales particulièrement bien appréciée des personnes âgées. Pour beaucoup elle restera un exemple de dévouement et a largement mérité de se voir attribuée en fin de vie active la Médaille de l’Ordre National du Mérite


Le Comité Directeur de l’ADSEPA tient à lui rendre un hommage appuyé et à perpétrer son souvenir en demeurant dans la voie de la sauvegarde du site avronnais , qu’il nous a tracé . Au nom de toux ceux qui l’ont connu nous présentons nos sincères condoléances à sa très nombreuse famille .

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L’ECOLE DU CIRQUE du PLATEAU d’AVRON


L’école du cirque dont le chapiteau est implanté sur le Plateau d’Avron ( Rosny sous Bois /Stade Letessier) avait été frappé deux fois par la tempête . La dernière fois ce fut en décembre 1999 . Après plusieurs années de démarches , de réunions diverses et variés les différents acteurs de la vie locale mairie , Conseil Général et Conseil Régional et l’Etat ont collaboré afin que cette école du cirque puisse poursuivre son activité dans un environnement exceptionnel ???celui du Plateau d’Avron


Le 20/11/2004 a eu lieu l’inauguration du nouveau chapiteau de l’Ecole Nationale des Arts du Cirque ( ENACR) par le Ministre de la Culture et de la Communication Renaud Donnedieu de Vabres en compagnie de Claude Pernès ,maire et de Claude Capillon Conseiller Général. C’est une réalisation absolument remarquable tout comme le sont les jeunes qui ont donné des échantillons de leurs talents à l’occasion de cette inauguration . Ainsi le futur parc de Verdure du Plateau d’Avron pourra-t-il s’enorgueillir de la présence de ce « monument » .


Bravo et merci à tous ceux qui ont permis cette réalisation .

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LE PLATEAU d’AVRON A EU SON POETE

Beaucoup d’avronnais ont connu Serge Léopold CAMMAN , mais combien ont connu le poète qui se cachait en lui ? Prisonnier de guerre , résistant , blessé … il a sous la forme versifiée apporté ses témoignages sur cette triste période des camps de concentration, des tortures ,des évasions et des combats meurtriers de la résistance en hommage à tous ceux qui ont comme lui vécu cette période. Ces poèmes sont repris dans deux recueils intitulés « de K.G à N.N - Prisonnier de Guerre à Déporté Résistant » . L’un de ces poèmes titré « Déportation » écrit au Plateau d’Avron en 1975 a été référencé pour illustrer le Devoir de Mémoire aux cotés de poèmes écrits par Aragon , Paul Eluard etc …


Parmi les poèmes émouvants nous en avons relevé quatre en hommage à un autre avronnais José DOMENECH que beaucoup d’avronnais ont également connu et avec lequel il a vécu la déportation et les geôles nazies .

Mais Serge Léopold Camman n’a pas fait que témoigner de cette douloureuse période .Retiré sur la fin de sa vie dans le sud-est de la France il a continué travers de plus de 500 poèmes regroupés dans quatorze recueils a faire part de ses état d’âmes , d’évènements de sa vie comme ce poème à son fils Daniel « Trente trois » ou encore ceux dédiés à ses petits enfants Eric et Virginie …..

Serge Léopld Camman savait aussi bien manier en vers la nostalgie , la tristesse ,l’éloge à la nature que l’humour et nous reproduisons ci dessous l’un de ses poèmes écrit au Plateau d’Avron en hommage à son coiffeur ( « Chez SAVIGNAC ») alors que celui ci , bien connu des avronnais , cessait ses activités.

SAVIGNAC


Oh ! capilliculteur , vengeur de séborrhée
Coupeur de poil en huit de beaucoup d’Avronnais
Cher monsieur Savignac , professeur de bourrée
Vous réputé merlan , vous quittez le harnais


Mais j’ai toujours prouvé selon mon habitude,
Etre des « patients » inconditionnels
Et régulièrement en toute quiétude
M’asseyais au fauteuil affrontant vos scalpels.


Maintenant ils s’en vont , ils tombent et blanchissent,
Et chaque jour la route élargit l’occiput,
Vos artistiques mains se tendent , se raidissent
Elles furent longtemps expertes s’il en fut.

  Je le sais ! Vous partez ! Vous prenez la retraite,
Votre miroir trahit vos vieux traits boursouflés
Votre coup de ciseau, votre « coupe bien faite »
Donnent le rendement des tondeurs essoufflés

Tant pis ! chaque quidam qui se tasse et se rase
Vers votre successeur ira conciliant,
Au fond de ce Cantal demeurez en extase
Il restera toujours au Plateau , le « Client »

Le Plateau d’Avron 1978
A la mémoire d’un honnête homme .


PS : Les anciens du Plateau d’Avron se rappellent certainement cet auvergnat qui tenait au 61/ 63 de l’avenue Daniel Perdrigé (à l’époque appelée Grande Avenue) tout à la fois le café et le salon de coiffure hommes et femmes et de son voisin et ami le cordonnier arménien Keusseyan qui officiait dans une échoppe grande comme un mouchoir de poche .

 

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UN AVRONNAIS SUR


Quel ne fut pas la surprise de beaucoup de ses amis avronnais de découvrir sur TF 1 ce soir du 14 septembre 2004 dans l’émission « VIS MA VIE » , Bruno VAVASSORI dont la famille bien connue est implantée sur le Plateau d’Avron depuis cinq générations.
Curieux de tout cet avronnais , ingénieur informaticien , s’interrogeait sur ce qui pouvait bien motiver les soldats du feu pour prendre autant de risques .
L’émission de TF1 animée par Laurence Ferrari lui a donné l’occasion de satisfaire sa curiosité. Il ainsi vécu 48 h de la vie des pompiers du Vaucluse. Ce ne fut pas une partie de plaisir ni un séjour de tout repos et il n’est pas prêt d’oublier la caserne de l’Isle sur la Sorgue ( près de Cavaillon) et son centre de secours .

Interviewé par la presse à l’issue de son « expérience » il déclarait : « Les sapeurs pompiers ne sont pas des fous du feu comme je me l’imaginais, mais des soldats en mission d’intérêt général. Pendant le tournage par l’équipe télé, ils n’ont fait qu’une seule dérogation à leurs habitudes : celle de m’avoir permis d’être des leurs et de les suivre sur le terrain. Aujourd’hui tous mes préjugés et mes questionnements sont tombés et je reste admiratif : tout est calculé dans le cadre d’une stratégie bien établie et d’un entraînement particulièrement éprouvant …pour moi , le tout au service des autres . »
Pour en savoir plus ….cliquez ici pour voir cette partie de l’émission de TF1 .
Bruno VAVASSORI n’en est pas à son coup d’essai télévisé puisqu’on a déjà pu le voir dans l’émission « le Big Dill » avec Vincent Lagaff ou il remporta un « home cinéma » et son écran géant . A quand la prochaine apparition dans le petit écran ??

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Jean ROBIC au PLATEAU d’AVRON


A l’occasion de cette époque du Tour de France 2004 un avronnais nous a fait part d’un souvenir anecdotique à propos de ce coureur qui participa à un circuit de cyclo cross au Plateau d’Avron ( très certainement en guise d’entraînement)
Pour les plus jeunes ce nom de Robic dit « Biquet » ne dit peut-être pas grand chose….mais ce fut l’une des vedettes du cycl